LA TERRIBLE ELECTION 1e PARTIE
Je vais vous raconté comment j'ai vécu le soir du 6 mai 2007.
Dimanche 6 mai, il est 9 heures je viens de voter Ségolène Royal et je me dirige vers le Petit Palais où je termine ma semaine de travail. Connaissant l'orientation politique des 80% des visiteurs (vieux bourgeois, nantis, femmes entretenues ect...), j'ai l'audace de porter une rose dans la poche mouchoir de mon costume, en signe de ralliement pour la gauche qui restera mon idéologie (partage, solidarité, diversité) et en pied de nez à ses visiteurs qui sans cesse me regarde de haut et veulent faire croire en parlant bien haut qu'ils ont une culture qui relève de l'intelligence. Mais vous le savez aussi bien que moi la culture c'est comme la confiture moins on en a et plus on l'étale.
Apres essuyer des regards qui me font comprendre que je ne suis qu'un pauvre gars de la France d'en bas (et j'en suis fier), je rentre me changer pour retrouver des collègues de travail et des amis au QG de Ségolène Royal, rue de Solferino. Durant le trajet dans le métro, la première image attendrissante est celle d'un enfant qui me regarde droit dans les yeux. Etant très intimidé, je me mets a lui faire des grimaces pour le faire rigoler. Le petit bout de choux ne rigole pas mais fini par esquisser un large sourire et joue avec l'écharpe de sa maman pour faire une partie de cache cache.
Si cette scène qui peut vous paraître anodine me marque, c'est parce qu'en regardant dans les yeux de ce petit bonhomme, je me dis que si je défend autant ces idéaux de justice et d'égalité, c'est pour lui éviter le pire plus tard, cela donne un sens supplémentaire à mon combat. Cette même image je vais la revivre au retour avec des enfants d'africains, cet instant me fait pleurer et je me répéte sans cesse dans ma tête « je refuse qu'on expulse des enfants ! Au nom de quoi, au nom de qui pouvons nous renvoyez ces petits hommes là ou ils connaissent la famine et/ou la guerre, là ou notre pays envoie des armes pour soutenir des dictatures. La France doit être responsable si l'immigration afflue chez elle, puisque c'est elle qui pousse ces populations à l'exode, ces populations qui veulent une chose : vivre ».
Avant de prendre la correspondance ligne 12, une jeune fille m'interpelle et me dit « Sarko 54% », j'essaie de ne pas l'écouter et poursuis ma discussion avec Yly qui m'accompagne. En descendant de la ligne 13, j'aperçois un groupe de jeune avec des autocollants « les étudiants avec Sarko », mais des jeunes typique « fils à papa ». Je reviendrai plus tard sur le pourquoi du détail, ce détail qui me frappe.
Une fois arrivé à Solférino, nous rejoignons une collègue vacataire, elle me dit que si nous étions arrivés plutôt, nous aurions pus allez à la maison de l'Amérique Latine suite à une invitation d'un jeune homme apparemment charmant (je ne peut pas vraiment le dire s'il l'était je ne l'ai pas vu). Cela fait longtemps que je n'ai pas pris de bain de foule, et au milieu de ce rassemblement les cris fusent « Ségolène Présidente ! ». Je suis ravi de voir une foule tellement mélangée : des bobos, des anarchistes, des rastas, des banlieusards, des parigots, des jeunes, des personnes âgées... bref la diversité que représente la gauche.
Je vais vous raconté comment j'ai vécu le soir du 6 mai 2007.
Dimanche 6 mai, il est 9 heures je viens de voter Ségolène Royal et je me dirige vers le Petit Palais où je termine ma semaine de travail. Connaissant l'orientation politique des 80% des visiteurs (vieux bourgeois, nantis, femmes entretenues ect...), j'ai l'audace de porter une rose dans la poche mouchoir de mon costume, en signe de ralliement pour la gauche qui restera mon idéologie (partage, solidarité, diversité) et en pied de nez à ses visiteurs qui sans cesse me regarde de haut et veulent faire croire en parlant bien haut qu'ils ont une culture qui relève de l'intelligence. Mais vous le savez aussi bien que moi la culture c'est comme la confiture moins on en a et plus on l'étale.
Apres essuyer des regards qui me font comprendre que je ne suis qu'un pauvre gars de la France d'en bas (et j'en suis fier), je rentre me changer pour retrouver des collègues de travail et des amis au QG de Ségolène Royal, rue de Solferino. Durant le trajet dans le métro, la première image attendrissante est celle d'un enfant qui me regarde droit dans les yeux. Etant très intimidé, je me mets a lui faire des grimaces pour le faire rigoler. Le petit bout de choux ne rigole pas mais fini par esquisser un large sourire et joue avec l'écharpe de sa maman pour faire une partie de cache cache.
Si cette scène qui peut vous paraître anodine me marque, c'est parce qu'en regardant dans les yeux de ce petit bonhomme, je me dis que si je défend autant ces idéaux de justice et d'égalité, c'est pour lui éviter le pire plus tard, cela donne un sens supplémentaire à mon combat. Cette même image je vais la revivre au retour avec des enfants d'africains, cet instant me fait pleurer et je me répéte sans cesse dans ma tête « je refuse qu'on expulse des enfants ! Au nom de quoi, au nom de qui pouvons nous renvoyez ces petits hommes là ou ils connaissent la famine et/ou la guerre, là ou notre pays envoie des armes pour soutenir des dictatures. La France doit être responsable si l'immigration afflue chez elle, puisque c'est elle qui pousse ces populations à l'exode, ces populations qui veulent une chose : vivre ».
Avant de prendre la correspondance ligne 12, une jeune fille m'interpelle et me dit « Sarko 54% », j'essaie de ne pas l'écouter et poursuis ma discussion avec Yly qui m'accompagne. En descendant de la ligne 13, j'aperçois un groupe de jeune avec des autocollants « les étudiants avec Sarko », mais des jeunes typique « fils à papa ». Je reviendrai plus tard sur le pourquoi du détail, ce détail qui me frappe.
Une fois arrivé à Solférino, nous rejoignons une collègue vacataire, elle me dit que si nous étions arrivés plutôt, nous aurions pus allez à la maison de l'Amérique Latine suite à une invitation d'un jeune homme apparemment charmant (je ne peut pas vraiment le dire s'il l'était je ne l'ai pas vu). Cela fait longtemps que je n'ai pas pris de bain de foule, et au milieu de ce rassemblement les cris fusent « Ségolène Présidente ! ». Je suis ravi de voir une foule tellement mélangée : des bobos, des anarchistes, des rastas, des banlieusards, des parigots, des jeunes, des personnes âgées... bref la diversité que représente la gauche.